Financement à l’exportation : trouvez les programmes adaptés à votre projet
Les programmes d’aide financière peuvent soutenir certaines dépenses liées au développement d’un nouveau marché. Encore faut-il identifier le bon dispositif, vérifier l’admissibilité du projet et présenter une demande qui répond précisément aux attentes du bailleur de fonds.
L’équipe Exportation d’Excellence industrielle Saint-Laurent aide les PME manufacturières à repérer les programmes provinciaux et fédéraux pertinents, à structurer leur projet et à préparer leur dossier de financement. Le service couvre l’analyse des critères, la révision des documents et la finalisation de la demande avant son dépôt.
Vous avez un marché cible et des activités à financer? Vérifiez les possibilités avant d’engager vos dépenses.
L’équipe d’exportation nous a aidé pour la soumission d’une demande d’aide financière qui nous a permis de prospecter pour notre marque L’Univers masculin aux États-Unis et d’y faire nos premiers pas à l’export. Suite à ce premier succès, nous avons à nouveau bénéficié de leur aide pour l’extension de nos exportations en Europe, sur le marché de la Turquie.
Le développement d’un nouveau marché peut nécessiter des investissements en recherche, en commercialisation, en adaptation de l’offre, en déplacement ou en expertise spécialisée. Plusieurs programmes publics contribuent à réduire une partie de ces coûts lorsque l’entreprise et le projet respectent leurs critères.
Ces aides ne remplacent généralement pas la contribution financière de l’entreprise. Elles s’intègrent à un montage qui peut combiner les fonds propres, le financement bancaire, les crédits disponibles et les contributions gouvernementales.
À retenir
Les enveloppes étant limitées et les demandes souvent évaluées de manière concurrentielle, le respect des critères d’admissibilité ne garantit jamais l’obtention d’une aide financière.
Quand rechercher une aide financière à l’exportation?
La recherche de financement doit commencer avant le lancement des activités et, surtout, avant l’engagement des dépenses. Certains programmes refusent les coûts engagés avant le dépôt ou l’approbation du projet.
Cette démarche devient particulièrement pertinente lorsque votre entreprise prévoit :
de réaliser une étude sur un nouveau marché;
d’élaborer une stratégie ou un plan d’exportation;
d’adapter son offre à un territoire ciblé;
de participer à une foire ou à une mission commerciale;
de mener des activités de promotion à l’étranger;
de développer ses outils de marketing international;
d’obtenir une certification ou une homologation;
de recourir à une expertise externe;
de recruter une ressource dédiée au développement hors Québec;
de rechercher des clients, des partenaires ou des distributeurs.
Plus les activités, les coûts et les résultats attendus sont définis tôt, plus il devient facile de vérifier leur correspondance avec les programmes disponibles.
Quelles dépenses d’exportation peuvent être financées?
Les dépenses admissibles varient selon le programme, le secteur, le marché et la période de dépôt. Les catégories suivantes représentent des exemples de dépenses pouvant être considérées, sans constituer une confirmation d’admissibilité.
Les études et la préparation de la stratégie d’exportation
Certains programmes peuvent soutenir la réalisation d’un diagnostic, d’une étude de marché, d’un plan d’exportation ou d’une stratégie d’entrée.
Ces travaux doivent généralement être reliés à un projet précis de préparation, de consolidation ou de diversification des marchés hors Québec.
Les activités de promotion sur les marchés étrangers
La participation à une foire commerciale, à une mission, à un congrès ou à un événement sectoriel peut être admissible lorsque l’activité contribue directement au développement du marché ciblé.
Les dépenses acceptées peuvent varier selon le statut de l’entreprise lors de l’événement, le lieu de l’activité et les résultats commerciaux recherchés.
Le marketing destiné au marché cible
L’adaptation ou la création d’outils de commercialisation peut faire partie des activités soutenues. Il peut notamment s’agir de contenu promotionnel, de traduction, d’une stratégie numérique ou d’outils de présentation destinés aux acheteurs du territoire.
La demande doit montrer que ces dépenses répondent à des besoins propres au marché visé et ne relèvent pas simplement des activités marketing courantes de l’entreprise.
La recherche de clients, de partenaires ou de distributeurs
Certains programmes peuvent contribuer aux activités permettant de repérer, qualifier ou rencontrer des organisations susceptibles d’acheter, de distribuer ou de représenter l’offre de l’entreprise.
La prospection doit être liée à un marché cible et s’inscrire dans une démarche de développement commercial clairement définie.
Le recours à des ressources et à des expertises spécialisées
Selon les critères du programme, certaines dépenses associées à une ressource commerciale, à un consultant, à un agent ou à une expertise externe peuvent être considérées.
Le mandat doit être directement relié au projet d’exportation. Des exigences peuvent également s’appliquer à l’indépendance du fournisseur, à son lieu d’établissement ou à la nature du travail réalisé.
Les certifications et les adaptations nécessaires au marché
L’obtention d’une homologation, d’une certification ou d’une conformité exigée sur le territoire peut représenter une dépense admissible dans certains programmes.
Ces activités doivent généralement être nécessaires à la commercialisation du produit ou du service sur le marché ciblé et être clairement justifiées dans la demande.
La protection de la propriété intellectuelle à l’international
Certains dispositifs peuvent considérer des dépenses liées à la protection d’une marque ou d’autres actifs commerciaux sur un marché étranger.
Les règles diffèrent toutefois fortement d’un programme à l’autre. Une validation doit être réalisée avant d’intégrer ces coûts au budget soumis.
Quels programmes peuvent financer un projet d’exportation?
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CanExport PME
Objectif : Soutenir le développement commercial à l’international hors Canada
Le programme de Soutien aux exportations bioalimentaires s’adresse aux entreprises québécoises du secteur qui souhaitent développer leurs ventes hors Québec.
Les projets doivent répondre aux critères établis par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
Programme Agri-marketing : diversification des marchés pour les PME
Le programme Agri-marketing soutient les PME canadiennes à but lucratif des secteurs agricole, agroalimentaire et agro-industriel, y compris les poissons et fruits de mer. Il finance des projets visant de nouveaux marchés non traditionnels et à fort potentiel afin de diversifier les exportations et de développer le commerce interprovincial.
La contribution non remboursable d’Agriculture et Agroalimentaire Canada est normalement inférieure à 100 000 $ par projet et peut couvrir jusqu’à 70 % des coûts admissibles. Les projets doivent représenter au moins 20 000 $ et peuvent s’échelonner sur une période maximale de 18 mois. La réception des demandes est prévue jusqu’au 30 septembre 2030, sous réserve de la disponibilité des fonds.
Les programmes présentés peuvent être modifiés, suspendus ou fermés sans préavis. Les conditions publiées par les organismes responsables prévalent sur les informations résumées dans cette page.
Comment vous aidons-nous à préparer une demande de financement?
Le service vise à faire correspondre les caractéristiques de votre projet aux exigences des programmes disponibles, puis à améliorer la clarté et la cohérence du dossier présenté.
Analyser votre projet d’exportation
Une rencontre initiale permet de préciser le marché cible, les objectifs commerciaux, les activités prévues, le budget estimé et le calendrier de réalisation.
Cette première analyse sert à vérifier si le projet est suffisamment défini pour faire l’objet d’une recherche de financement.
Repérer les programmes adaptés au projet
L’équipe examine les possibilités offertes par les programmes provinciaux et fédéraux applicables à la situation de l’entreprise.
Le référencement tient compte du secteur, du marché, de la nature des dépenses, des critères d’admissibilité et des périodes de réception des demandes.
Vérifier l’admissibilité de l’entreprise et des activités
Les critères du programme sont comparés aux caractéristiques de l’entreprise et du projet. Cette vérification porte notamment sur la clientèle admissible, le marché ciblé, les activités proposées et la période de réalisation.
Elle permet de repérer rapidement les éléments incompatibles ou les informations qui devront être précisées avant de poursuivre.
Structurer les informations nécessaires à la demande
Les objectifs, les activités, les dépenses et les résultats attendus sont organisés de manière à présenter un projet cohérent.
Chaque dépense doit être reliée à une action et chaque action à un objectif de développement du marché. Cette logique facilite la compréhension du dossier par l’organisme qui l’évaluera.
Corédiger et réviser le formulaire de financement
L’équipe contribue à la préparation de la demande et révise les réponses afin d’en améliorer la précision, la cohérence et la conformité avec les exigences du programme.
Cette intervention aide également à repérer les contradictions entre le formulaire, le budget, le calendrier et les documents complémentaires.
Finaliser le dossier avant son dépôt
Une dernière vérification permet de confirmer que les sections obligatoires sont remplies et que les pièces requises ont été réunies.
L’entreprise demeure responsable de sa demande, de l’exactitude des renseignements transmis et du dépôt final auprès du bailleur de fonds.
Quels éléments renforcent une demande de financement à l’exportation?
Ce qu'il faut prévoir
Le budget doit présenter des coûts réalistes et cohérents avec les actions prévues. Les montants demandés doivent pouvoir être expliqués et, lorsque le programme l’exige, appuyés par des estimations ou des soumissions.
Le calendrier doit également respecter les périodes d’admissibilité.
Enfin, l’entreprise doit démontrer sa capacité à réaliser le projet et à assumer sa part des coûts.
Une équipe d’experts à votre service
Excellence industrielle Saint-Laurent est un organisme régional de promotion des exportations.
Son service Exportation fait partie du réseau ORPEX. L’équipe d’experts aide les PME de son territoire à structurer leurs projets de commercialisation hors Québec et à rechercher les ressources nécessaires à leur réalisation.
Les arrondissements de Saint-Laurent et d’Ahuntsic-Cartierville
Les villes de Côte-Saint-Luc, d’Hampstead, de Montréal-Ouest et de Mont-Royal
Les municipalités et les arrondissements de l’Ouest de l’île
FAQ-Questions fréquentes sur le financement
Le diagnostic à l’exportation est une évaluation structurée des capacités d’une entreprise à développer et à soutenir des activités commerciales hors de son marché actuel. Il examine les dimensions stratégiques, commerciales, opérationnelles, humaines et financières qui peuvent favoriser ou limiter le projet.
Il est préférable de le réaliser avant d’engager des dépenses importantes dans une étude de marché, une mission commerciale, une campagne de prospection ou l’adaptation d’un produit. Il peut également être utile après une première expérience d’exportation afin de comprendre les difficultés rencontrées avant de relancer la démarche.
Non. Le diagnostic évalue d’abord la capacité interne de l’entreprise à exporter. Si plusieurs marchés sont envisagés, une analyse de sélection pourra ensuite servir à les comparer et à déterminer lesquels méritent une étude plus approfondie.
Non. Le diagnostic porte principalement sur la préparation et les capacités de l’entreprise. L’étude ou la sélection de marchés examine plutôt la demande, la concurrence, les conditions d’accès et les possibilités commerciales propres à différents territoires.
Le diagnostic détermine si l’entreprise possède les bases nécessaires pour entreprendre ou poursuivre son développement hors Québec. Le plan d’exportation intervient lorsque le projet est suffisamment mûr : il définit le marché cible, la stratégie d’entrée, les ressources, les actions et les résultats attendus.
L’entreprise reçoit un rapport présentant les constats de l’analyse, ses principales forces, les capacités à améliorer et les recommandations proposées pour orienter la suite du projet.